Les 5 piliers de l'Islam:

Les 5 piliers de l'Islam:
1. LES PRIÈRES (" Salat " ou " namaz ")
Selon Jean Mathé, " aucune autre religion ne maintient l'homme avec une insistance aussi inlassable et sous pression, le plaçant cinq fois par jour face à Dieu " (22). Le fait que les mosquées sont souvent vides n'a que peu d'importance. Les musulmans prient partout où ils le peuvent.

Avant d'accomplir ce devoir, il doit être en état de pureté rituelle (" tahara "), condition pour que sa prière soit agréée par Dieu. L'impureté est ôtée par l'immersion dans l'eau ou par une ablution mineure (" wudu ") que décrit le Coran. Elle consiste à se laver le visage, les mains et les pieds et à se frotter la tête.

Selon le Coran, la prière du vendredi midi est la prière communautaire la plus importante de la semaine, et exige que tout travail s'arrête durant cette heure. Par là même, il mentionne l'invitation (" adhan ") à la prière. Le Prophète en personne avait composé la mélodie de cet appel à la prière. Le chant du Coran est la première musique chantée de l'Islam. La mosquée n'a pas d'instrument de musique ni de chorale. Il existe certes des instruments musicaux arabes, mais quel que soit le mérite de l'instrument, la musique produite est invariablement monotone, d'une poignante monotonie et extrêmement triste.

Partout où se trouve le musulman, on verra des hommes réciter leurs prières. Tout croyant adulte, homme ou femme, est tenu d'accomplir ce geste rituel cinq fois (parmi les chiites, trois fois) par jour, à des heures fixes, au matin, à midi, l'après-midi, le soir après le coucher du soleil et dans la première partie de la nuit. L'appel à la prière se fait entendre depuis les minarets, dans des milliers de villes et de villages, invitant les fidèles à cesser toute occupation ordinaire afin de prier. Certains musulmans préfèrent se rendre à la mosquée, d'autres prononceront leurs prières n'importe où, aussi bien dans les champs qu'au bord des routes, au bureau qu'au magasin, sur le toit d'une maison qu'à l'intérieur de celle-ci.

L'adorateur commence par l'ablution, ensuite se place face à la " Kaaba " mecquoise et récite les phrases rituelles en langue arabe. Pour commencer, il prononcera le "Allahu akbar " (Dieu est grand), ensuite il récitera le Fatiha du Coran ou d'autres versets coraniques. D'ordinaire, il doit se mettre à genoux, se prosterner et par deux fois toucher la terre avec son front. Ceci complète une " rak'ah ". Durant les cinq gestes rituels quotidiens, quelque dix-sept " rak'ah " doivent s'accomplir. Le culte est acceptable à Dieu à condition qu'il se déroule proprement, selon des règles fixes, même si l'adorateur ne comprend pas un traître mot d'arabe. Il ne faut douter que ce culte est, pour certains musulmans, un authentique exercice de dévotion, mais pour la majorité, il s'agit seulement d'un acte mécanique, dépourvu de toute valeur morale ou spirituelle. En général, les femmes récitent les prières dans une section séparée de la mosquée, ou bien au foyer. Dans plusieurs parties du monde musulman, le nombre de ceux qui observent fidèlement les prières baisse sensiblement.

Quoique non requise ou obligatoire, à la fin d'un service de culte formel, le fidèle peut se permettre de dire une prière personnelle dans sa propre langue. A d'autres occasions, comme lors d'une naissance, d'un mariage ou de funérailles, on les récitera en langue arabe ou indigène.

En période de disette, des prières spontanées, non rituelles, sont aussi prononcées. Certaines prières musulmanes révèlent une véritable soif de Dieu. Il faut reconnaître cependant que même ainsi, le musulman ne connaît malheureusement pas l'expérience de la communion intime avec Dieu, ainsi que c'est le cas pour le chrétien avec le Père céleste, grâce à l'intercession du Fils unique, dans la communion du Saint-Esprit.

2. LE CLERGÉ ET LE SERMON
L'Islam se vante de ne pas posséder d'intermédiaire entre Allah et l'homme. Les mollahs, imams et ayatollahs sont les membres du clergé islamique, chacun occupant une place spécifique dans la hiérarchie musulmane. L'uléma est le théologien de la foi; il lit et explique le Coran. La classe de l'uléma a gagné en autorité celle-ci est généralement concédée par l'opinion publique. Ces hommes ont réclamé le droit de représenter la communauté dans toutes les matières relatives à la foi et à la loi. Peu nombreux seraient ceux qui leur contesteraient pareille autorité. L'uléma a, en particulier, le pouvoir de contester l'autorité même de l'Etat. Actuellement, tous les fondamentalistes musulmans, ou islamistes, revendiquent cette autorité.

Chaque vendredi, une prière collective a lieu sous la direction spirituelle d'un imam ou d'un mollah. Se tenant la face vers La Mecque, l'adorateur dit d'une voix audible qu'il a l'intention de réciter tant de "rak'ahs". Ensuite, ouvrant ses mains et touchant les lobes de ses oreilles avec ses orteils, il prononce le " Allahu akbar ", pour ensuite réciter la prière suivante:

" La louange appartient à Dieu, le Seigneur des mondes;

Il est plein de miséricorde et compatissant;

Il est le Roi du jour du jugement.

Toi, nous te louons et implorons ton secours;

Guide-nous sur le droit chemin, Le chemin de ceux à qui tu es favorable,

Non celui de ceux qui méritent ton courroux

et qui s'égarent. "

Après avoir prononcé ces paroles, il se prosterne avec mains et genoux, disant: " Je t'exalte, j'exalte la perfection de mon Seigneur le Grand. " En se relevant et se mettant debout, il répète le "Allahu akbar".

Lorsque des hommes prient dans la mosquée, aucun espace ne les sépare de leurs voisins. On s'assied serré étroitement l'un contre l'autre, témoignant ainsi de la nature communautaire de la prière et tirant un sentiment de sécurité et de force de cette étroite proximité physique entre eux.

L'imam exerce une très grande influence sur le fidèle; son devoir ne consiste pas à s'engager dans le débat des idées ou à entamer une discussion, mais à renforcer l'autorité du Coran et de la Sharia.

Pendant le sermon à la mosquée, le " khutba ", principalement et traditionnellement, on adresse une exhortation plutôt qu'une explication de la foi. Le sermon est essentiellement l'expression de la solidarité de la foi et non la justification de celle-ci.

Au cours de l'histoire, le sermon a servi à tracer une direction socio-politique, d'où l'importance capitale du sermon du vendredi. Il mentionnera le nom du souverain ou prince légitime, ce qui traditionnellement a été vu comme le signe et le sceau de l'approbation de sa légitimité. Lorsque la mosquée est contrôlée par le gouvernement, elle renforcera l'autorité de celui-ci. Des déclarations politiques décisives sont réservées au sermon du vendredi. Aucune remarque faite par le clergé musulman n'est ni purement politique, ni purement théologique. Dans l'Islam, nous l'avons déjà souligné, le politique et le théologique sont organiquement et étroitement associés.

Les réunions peuvent être considérées comme la communion fraternelle des croyants de toutes les classes, réunis ensemble dans la vénération de leur Dieu commun, Contrairement à l'église, la mosquée n'est pas un lieu consacré, mais un simple lieu de réunion pour fidèles. On voit ici les deux aspects principaux de l'Islam: la solitude permanente de l'homme devant Dieu et, simultanément, sa communion collective avec ses frères. Les deux clés présentes sont l'individualisme et la fraternité; elles sont plus complémentaires que contradictoires. Mais cette communion collective n'est pas simplement spirituelle, elle est également politique. C'est cette dualité qui donne aux mosquées, aux prières et aux sermons leur force et leurs objectifs.

3. LE JEÛNE (" saoum ")
Le mois de Ramadan fut choisi pour le jeûne religieux à cause d'événements importants qui, à l'origine, s'étaient produits durant ce mois-là. En effet, la première révélation reçue par Muhammad aurait été faite au cours du mois de Ramadan en l'an 610 de notre ère. La fuite de La Mecque vers Médine avait également eu lieu au cours d'un mois de Ramadan. Une célèbre bataille décisive pour les disciples combattants du Prophète avait été livrée au cours d'un mois de Ramadan. à Badr. A cause de ce caractère historique important, le jeûne du mois de Ramadan devint le point de ralliement des musulmans du monde entier, engendrant et cimentant un fort sentiment d'unité et de fraternité ou compagnonnage.

Le calendrier musulman n'étant pas un calendrier solaire mais lunaire, le mois a environ vingt-huit ou vingt-neuf jours, aussi le Ramadan vient chaque année dix jours plus tôt que l'année précédente, parfois en hiver lorsque les jours sont brefs, ou en été lorsque les jours s'allongent. Le jeûne commence avec la nouvelle lune et dure jusqu'à la lune suivante. Depuis les premières lueurs de l'aurore jusqu'à une demi-heure après le coucher du soleil, les adultes, hormis les malades et les voyageurs, ne doivent prendre aucune nourriture ni absorber aucune boisson; il ne doivent ni fumer ni avoir de rapport sexuel. Certains musulmans très stricts n'avaleront même pas leur salive. S'il arrive que, involontairement, le jeûne soit rompu, en laissant par exemple couler une goutte d'eau dans la gorge pendant qu'on brosse ses dents, l'on doit en faire expiation en observant un jeûne supplémentaire.

Pour le fidèle qui possède une aisance matérielle et qui peut se reposer dans sa maison, dormir durant la journée, l'observation du Ramadan n'est pas trop pénible. Mais pour le travailleur ordinaire, passer une journée entière sans absorber de nourriture ni boire aucune goutte de liquide est une épreuve bien épuisante. Ce n'est que durant la nuit qu'il lui est permis de manger, alors il fera d'elle l'équivalent de la journée. On a constaté qu'il y a plus de mortalité durant ce mois-ci qu'en. une autre période de l'année. Un grand nombre de maladies sont provoquées à cause de cette irrégularité de la vie du peuple, ainsi que des querelles dues aux accès de colère. Pourtant, c'est aussi un temps de ferveur religieuse, lorsque des réunions spéciales sont tenues dans les mosquées et que les fidèles cherchent à y témoigner de leur loyauté en observant les préceptes coraniques. Le Ramadan est la période la plus dure de l'année pour celui qui se convertit à l'Islam. Dans la vie moderne, il n'est pas facile d'observer des règles de jeûne aussi strictes; aussi nombre de musulmans ne cherchent pas à l'observer.

4. L'AUMÔNE (" zakat ")
Parce que Muhammad avait été lui-même orphelin, sans appui et sans ressources financières, il fallait s'attendre à ce que le Coran accentue fortement le devoir de secourir les nécessiteux. Il existe dans l'Islam un impôt dit de purification. En principe, il doit être l'équivalent de la dîme. En outre, les dons volontaires sont grandement encouragés. Parfois les gens aisés font bâtir des mosquées, des écoles ou des hôpitaux, comme aussi des fontaines d'eau potable pour s'acquitter de ce devoir philanthropique. Nombre de personnes font l'aumône à des mendiants, lesquels à leur tour rendent aux premières un service très apprécié en recevant leur aumône! Les mendiants n'expriment pas de gratitude, de crainte que leur bienfaiteur ne soit privé de la récompense que Dieu lui accordera. Habituellement, le motif pour un tel don n'est pas tant de témoigner de l'amour envers le prochain que le besoin pour le donateur de gagner des mérites.

5. LE PÈLERINAGE À LA MECQUE (" hadj ")
Muhammad avait fait de La Mecque le centre de sa religion. Lui-même fit le pèlerinage et y observa les prescriptions rituelles d'usage. Son exemple a été suivi par les disciples.

" Un certain nombre de conditions doivent être réunies pour pouvoir accomplir le 'hadj': être musulman; être pubère; être libre et responsable; être sain d'esprit et jouir de ses facultés mentales; avoir les possibilités physiques et matérielles de l'accomplir; être en mesure d'assurer ses frais de voyages et de séjour ainsi que l'entretien de sa famille et des personnes à charge durant son absence, par des ressources licites, honnêtement gagnées; la femme doit se faire accompagner par un proche parent (mari, père, fils ou frère, femme de confiance). Le mari ne peut empêcher sa femme d'accomplir le pèlerinage. S'il le fait, l'épouse peut se passer de son autorisation...

Par son entrée en état de sacralisation, le pèlerinage soumet à dix interdits: Il est interdit de porter des habits cousus. Seul le port du drap blanc (" izare " pour le haut, " rida " pour le bas) est autorisé, à la condition qu'il laisse le talon et les orteils découverts. Les femmes ne sont pas tenues d'observer une tenue spéciale, à l'exception du visage et des mains qui doivent absolument rester couverts. Il est interdit au pèlerin mâle de porter des bijoux. Il est interdit de se couvrir la tête. Il est permis de se laver, mais non de se parfumer. Il est interdit de se couper les ongles. Il est interdit d'ôter plus de trois cheveux ou poils par quelque moyen que ce soit. Le rasage et la coupe de cheveux ne sont admis qu'en cas de maladie ou pour se débarrasser de la vermine. Dans ce cas, l'immolation d'une bête s'impose comme rachat. Les relations sexuelles ou le flirt sont interdits pendant le pèlerinage sous peine d'annulation. La pêche est autorisée, la chasse interdite quant aux animaux terrestres, à l'exception des nuisibles. Il est interdit de couper des arbres ou toute plante verte dans l'ensemble du territoire sacré. Seul l'arrachage des herbes sèches est autorisé. Il est interdit de commettre des actes de violence, de se quereller ou d'entrer en litige avec qui que ce soit.

Qu'on le sache, l'accès au territoire de La Mecque est interdit aux infidèles. Ce qui signifie que le candidat au voyage doit faire la preuve de son appartenance à la communauté musulmane."(23).

Chaque musulman qui possède les moyens de faire un pèlerinage à La Mecque doit le faire au moins une fois dans sa vie. Par conséquent, chaque année, durant le mois du pèlerinage, des centaines de milliers de pèlerins affluent à La Mecque. Ils s'y rendent en avion, en bateau, en train, en autobus ou bien à dos de chameau. endurant la chaleur qui, en été, devient absolument insupportable. D'innombrables difficultés et des dangers inévitables seront subis par le voyageur pèlerin, mais celui-ci y consentira, pourvu qu'il puisse gagner le titre de " hadj " et la récompense céleste accordée par Dieu à ceux qui visitent les lieux saints. Beaucoup de pèlerins sont morts en route. Ceux qui retournent chez eux reçoivent un accueil chaleureux de la part de leurs compatriotes, qui les rencontrent et les embrassent pour obtenir ne serait-ce qu'une parcelle des mérites du pèlerin. Mais le pèlerinage en soi ne produit aucun amélioration morale ou spirituelle. Les pèlerins s'assemblent au début du douzième mois de l'année musulmane. Ils se font rituellement propres, ôtent leurs vêtements anciens et revêtent les deux pièces enveloppant le corps tout entier. Les hommes ne doivent pas couvrir leur tête, contrairement aux femmes qui y sont tenues sous peine d'être châtiées.

Les gestes importants du pèlerinage sont les suivants: Se rendre près de la Kaaba et en faire le tour sept fois, embrasser la pierre noire, courir entre deux petites collines, la Safa et la Marwa, boire à la source de Zemzem, s'arrêter à différents endroits, visiter la colline Arafat, à douze milles à l'est de La Mecque, jeter des galets sur trois piliers représentant le diable, offrir le dixième jour du mois des sacrifices d'animaux en mémoire d'Abraham et de son fils, qui, selon la tradition, n'était autre qu'Ismaël, et non Isaac! Le pèlerin se rendra ensuite à Médine pour visiter la tombe du Prophète, après quoi il pourra rentrer chez lui.

Pour des millions de musulmans, le pèlerinage à La Mecque est une expérience inoubliable. De plus, il constitue un puissant lien d'unité entre peuples et nations de diverses coutumes et couleurs, langues et sectes, mendiants et souverains, tous habillés pareillement, unis dans la même foi en Allah et son apôtre, dans une commune dévotion dans la maison sainte. Cependant, il advient parfois que des personnes soient profondément scandalisées par ce qu'elles constatent, de sorte qu'elles abandonnent leur foi en l'Islam, certains se convertissent même au Christ Sauveur.

6. LA GUERRE SAINTE (" djihad ")
Dans la sourate 9:5, le Coran affirme qu'une révélation reçue par Muhammad l'enjoignit de livrer la guerre aux idolâtres de l'Arabie pour les forcer à se soumettre et à accepter l'Islam. Aussitôt, il se livra à ce qui est désormais connu comme étant le " djihad " ou " jihad ". A sa suite, ses disciples usèrent de la force de l'épée pour étendre leur empire dans tout le Proche-Orient et en Afrique du Nord, et même jusqu'en Espagne; plus récemment encore, des peuples païens ont été forcés, avec violence, à embrasser l'Islam. Certains musulmans attendent le jour où ils seront en mesure d'amener les non-musulmans à leur foi et ainsi établir l'Islam, comme système religio-politique mondial. Le monde sera alors divisé en deux fractions ou camps hostiles: celui des croyants et celui des infidèles; de ce fait, une guerre se livrera jusqu'à ce que l'armée de Dieu parvienne à s'imposer. Cependant, de nombreux musulmans modernes interprètent le " djihad " comme étant la lutte en un sens spirituel, ou bien comme un effort pour la cause de Dieu. L'Islam, disent-ils, réussira non par la force de l'épée, mais par des moyens pacifiques, par exemple par l'entreprise missionnaire. Un tel effort est activement promu dans plusieurs pays et notamment dans le Tiers-monde, mais non exclusivement, et l'on compte un grand nombre de conversions.

Nous avons déjà signalé que le Coran offrait une stratégie militaire pour mener sa guerre sainte. Le but de la guerre sainte c'est de faire avancer la suprématie du Seigneur (Allah) quand tout autre argument aura échoué pour convaincre ceux qui rejettent sa volonté et s'opposent au but de la création et de l'humanité. Celui qui va à la guerre sainte offre virtuellement un témoignage en offrant sa vie, le don le plus précieux, pour la cause de la loi divine.

Le " djihad " est réglementé de façon à devenir l'un des moyens de propagation de l'Islam. Les non-musulmans auraient avantage à embrasser l'Islam volontairement, par prudence et par bon sens, sinon ils le feront contraints par le " djihad ".

Il est illégitime d'abandonner le " djihad " et d'adopter la paix ou une position de faiblesse, à moins qu'on découvre que la position musulmane est celle de la faiblesse.

La guerre est le fondement même sur lequel se règlent les rapports entre les musulmans et leurs adversaires, à moins que des raisons justifiant la paix, telles que l'adoption de l'Islam par ceux-ci ou la conclusion d'un accord, n'exigent la paix.

Selon les théologiens musulmans, le monde est divisé en deux parties hostiles: le " Dar-ul-Islam " qui fait face au " Dar-ul-Harb ". La première est soumise à Allah et coopère avec ses desseins d'établir sur terre la paix et l'ordre, préconditions au développement humain. La seconde est engagée dans une défiance perpétuelle contre lui.

La poussée musulmane n'est pas toujours violente comme lors d'une guerre. Elle peut s'exprimer par des pressions économiques ou par la manipulation de la propagande. Mais l'impulsion est plus violente lorsqu'elle se manifeste dans la guerre. Dans tel pays du Moyen-Orient, l'adhésion à l'Islam devint une condition obligatoire en vue de la citoyenneté, de telle sorte que des chrétiens furent expulsés pour motif de non-citoyenneté (songer au génocide perpétré par les Turcs sur les Arméniens, et ce depuis des siècles).

Selon André Pautard, journaliste français, depuis le septième siècle, l'histoire des chrétiens dans les pays dominés par le Coran n'a été rien d'autre qu'une série de calamités et de persécutions suivies de brèves périodes de répit. Un autre spécialiste de l'Islam écrit que les périodes de tolérance n'étaient en réalité que des prisons, d'où on ne pouvait s'échapper que par la fuite ou par l'apostasie.

Ceci amène à dire un mot au sujet de la conception du péché. Il en existe trois de mortels: l'incroyance, l'association et l'arrogation. Les chrétiens seraient coupables d'au moins les deux premiers. Le premier rejette de croire simplement en Allah. L'association se réfère au péché d'associer quelqu'un ou quelque chose à Allah. L'arrogation, enfin, est le péché qui consiste à vivre de manière irresponsable envers Allah.

Puisque l'Islam est une conception globale et totale de la vie, et non une simple religion au sens courant du terme, chaque décision, même l'usage du rouge à lèvres, revêt une importance politique...

Il serait injuste de conclure que le Coran ne donne que des ordres durs et inhumains. Le Livre saint de l'Islam contient des enseignements sur la vertu, la fidélité, la tolérance, la modération, la charité, la générosité, le pardon. Mais comme l'écrit le Cheik Abd'al-Qadir al-Sufi ad-Darqawi, pour expliquer l'impulsion de l'Islam: " Nous sommes en guerre. La bataille ne vient que de commencer. Notre première victoire sera complète lorsque le monde entier sera soumis à l'Islam. " On peut penser avec une certaine appréhension que rien n'arrêtera l'Islam dans son avance et sa conquête de l'Occident! Mais les voies du Seigneur ne nous sont pas toujours connues d'avance!

7. AUTRES PRATIQUES MUSULMANES
Outre les devoirs obligatoires que nous venons de mentionner, il existe un certain nombre d'autres pratiques généralement observées par des musulmans. L'une d'entre elles est la circoncision. Quoiqu'elle ne soit pas recommandée par le Coran, la circoncision est une coutume largement répandue.

Une autre pratique généralement observée consiste à s'abstenir de manger des aliments interdits par la loi religieuse. Sur ce point, la loi musulmane suit étroitement la loi mosaïque qui interdit de manger du porc et certaines autres viandes; le chameau n'est pas interdit, mais les boissons alcoolisées le sont strictement.

On aura constaté que les devoirs et les pratiques des musulmans sont largement de nature externe, formelle. Il est possible à un être inique de réciter sa prière cinq fois par jour, de jeûner, de se rendre la La Mecque, de s'abstenir de consommer de la viande interdite et de faire tout ce qu'exige ou prescrit la loi; néanmoins, nous nous rappellerons de la parole du Christ: “ Si un homme ne naît de nouveau, il ne peut voir le royaume de Dieu ”; “ seuls ceux qui ont le coeur pur verront la face de Dieu.
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# Posted on Friday, 05 August 2005 at 12:25 PM

le judaîsme:

le judaîsme:
Le judaïsme est basé sur la croyance que Dieu a élu le peuple juif.
D'abord, vers 1800 avant J-C, par la promesse concernant la Terre promise (le pays de Canaan) que Dieu aurait faite à Abraham et sa descendance (Isaac, Jacob, Joseph...) après la preuve de soumission d'Abraham (prêt à sacrifier son fils).
Ensuite, par la libération, par Moïse vers 1220 avant J-C, de l'état d'esclavage en Egypte du peuple d'Israël; par les tables de la Loi révélées à Moïse (les dix commandements), l'acceptation de l'Alliance avec Dieu, et par la mission d'enseignement confiée à Moïse, enseignement exposé dans la Torah, c'est-à-dire les cinq premiers livres de la Bible hébraïque.
Josué, successeur de Moïse, est entré dans la terre promise avec son peuple; Samuel devait être le dernier juge avant les rois d'Israël, Saül d'abord, puis David vers 1000 avant J-C. Le judaïsme a connu alors un schisme qui a entraîné deux royaumes : Israël et Juda.


Le Roi David (représentation ci-contre) est considéré comme le fondateur de Jérusalem, ville sainte, consacrée centre spirituel.
Son fils Salomon a fait construire le célèbre Temple de Jérusalem vers 950 avant J-C, détruit en 70 après J-C par les romains, dont ne subsiste aujourd'hui que le Mur des Lamentations, objet de vénération et de lieu de prière et de pèlerinage (photo ci-dessous).




Les grands prophètes Isaïe, Jérémie et Ezéchiel ont marqué de leur emprunte l'histoire du judaïsme.

Différents courants historiques se sont exprimés:

les Sadducéens, appliquant la Torah "à la lettre",
les Pharisiens ("les séparés") à l'origine de la Loi Orale, incluse plus tard au Talmud,
les Esséniens, vivant une vie monastique, retirés près de la Mer Morte (là même où des écrits très importants ont été découverts en 1947) dont St Jean-Baptiste a été un membre important, et sans doute Jésus un sympathisant,
les Zélotes, regroupant un certain nombre "d'activistes".
Le judaïsme s'est maintenu les premiers siècles de l'ère chrétienne grâce aux rabbins qui ont permis de mettre par écrit la Torah orale, révélée à Moïse et transmise par une chaîne ininterrompue.

La doctrine
Elle peut s'exprimer ainsi :
L'humanité peut atteindre l'harmonie dans l'Univers en vivant conformément à la Loi, c'est-à-dire aux dix commandements de Dieu reçus par Moïse.
l'Alliance entre Dieu et le peuple juif (proposée au peuple hébreu sur le mont Sinaï). Le peuple doit Lui obéir ; en retour, Dieu le reconnaît pour Son peuple particulier sur lequel Il veillait. La Bible et la tradition juive ont replacé l'Alliance dans un contexte universel: Dieu ayant échoué plusieurs fois à établir une alliance avec l'humanité, il s'est tourné vers une partie de cette humanité, le peuple juif, en lui demandant de le reconnaître comme son seul roi et législateur suprême et accepter d'obéir à ses lois.
La Torah orale a donné naissance au Talmud, dont la version de Babylone, achevée au 4ème siècle, texte sacré du judaïsme moderne, fait aujourd'hui autorité.

La Kabbale (de kabbala, "tradition") est l'aspect ésotérique du judaïsme, elle cherche essentiellement à réinterpréter les données de la révélation en vue d'atteindre des réalités supérieures.
L'idée centrale de la Kabbale est que Dieu ne peut être connu que par ses attributs, les dix "séphirots" ou éléments de la Création.
Le texte kabbalistique fondamental est le Zohar, "livre de la splendeur".

Le culte
Les juifs prient le matin, l'après-midi et le soir, en groupe d'au moins dix hommes, la tête couverte avec un chapeau ou une kippah (calotte).
Le rite commun à tous les services religieux juifs est une série de bénédictions, remplacées par des prières spécifiques les jours du Shabat et de fêtes.
Le Shema ("Ecoute Israël") est également récité matin et soir.
Des passages des textes sacrés (Bible, Mishnah, Talmud) sont récités au cours de la prière du matin. Un rouleau manuscrit de la Torah est lu devant la communauté dans la synagogue certains jours mais surtout lors du Shabat et des fêtes. Le shabbat (chaque septième jour), pendant lequel il est interdit de travailler, est consacré à la prière, à l'étude, au repos et à la fête en famille.

Les juifs récitent aussi des bénédictions tout au long de la journée dans diverses circonstances précises.

Les règles de l'alimentation juive rappellent par certains côtés celles de l'islam; par exemple, les porcs sont exclus, et les bovins doivent être tués de façon rituelle et vidés de leur sang.

Les synagogues
Le culte, présidé par un rabbin, a lieu dans une synagogue.
La première synagogue a été construite en Babylonie lors de l'exil au 6ème siècle avant J-C. Des fouilles ont permis d'en trouver en Palestine, pour la plupart postérieures au 3ème après J-C.
Les synagogues sont orientées vers Jérusalem; elles contiennent une armoire abritant une Torah, et une menorah est constamment allumée.
Une synagogue particulièrement belle se trouve à Tolède, témoin de "l'âge d'or espagnol"; elle a été construite en 1203, très influencée par l'architecture arabe.

Les fêtes religieuses
Sept fêtes existent aujourd'hui, les cinq principales étant:
la Pâque, pour le départ d'Egypte (Exode)
Pentecôte, cinquante jours plus tard, don de la Torah sur le Sinaï,
fête des Tabernacles (à l'automne),
le nouvel an (jugement),
le Yom Kippour (célébration du pardon de la faute du veau d'Or; toute activité est interdite).
A titre individuel, il faut ajouter pour chaque juif:

La circoncision a lieu huit jours après la naissance d'un garçon,
La majorité religieuse est atteinte à 12 ans pour les filles et 13 pour les garçons,
Lors du mariage, le rituel juif évoque le souvenir des souffrances du peuple juif,
Lors des funérailles, l'espoir dans la résurrection est inclus dans une prière pour la rédemption du peuple tout entier.
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# Posted on Friday, 05 August 2005 at 12:27 PM

le christianisme:

le christianisme:
Le christianisme a émergé du judaïsme, à partir de la figure de Jésus et des premiers apôtres, au Ier siècle de notre ère. Le nom "christianisme" provient de l'assimilation de Jésus, mort et ressucité, à la figure du Messie, en grec Khristos, soit le Christ. Le christianisme a gardé du judaïsme les éléments fondamentaux de la Révélation biblique :

la croyance en un Dieu unique, d'où le terme de monothéisme pour désigner ce type de religion,
la croyance dans un moshiach (mot hébreu, signifiant oint pour le Messie),
la croyance en la résurrection des morts,
la croyance en la fin des temps et au jugement dernier.

Les écritures
Outre les écritures issues du judaïsme regroupées par les Chrétiens dans l'Ancien Testament, la tradition des premiers siècles du christianisme y a adjoint le Nouveau Testament. Ce dernier est composé de quatre Évangiles, selon Matthieu, selon Marc, selon Luc et selon Jean, des actes des Apôtres, des épitres et de l'Apocalypse. On considère que leur rédaction s'étend sur la seconde moitié du 1er siècle de notre ère.

Les épitres de Paul semblent être les plus anciennes (On daterait la première d'entre elles, l'épître aux Thessaloniciens, de l'année 50 environ), viendraient ensuite les Évangiles et les actes des Apôtres. l'Apocalypse semble être l'un des textes les plus récents. Les toutes premières générations de chrétiens ont donc sans doute vécu dans la tradition orale, avant que n'apparaissent ces textes.

Le Canon ainsi constitué écarte des textes dits apocryphes ou cachés.


Une foi issue du judaïsme
La représentation juive post-exilique du Messiah ou Messie est nationale - le libérateur d'Israël -, et présente des différences significatives avec la façon dont les chrétiens l'envisagent. Le christianisme, en effet, voit en Jésus le Messie annoncé dans les Écritures. Pour l'ensemble des confessions chrétiennes, Dieu lui-même s'incarne et devient le libérateur de son peuple Israël, et plus généralement de toute l'humanité, c'est-à-dire de chaque créature humaine. La ligne de partage entre les chrétiens et les juifs passe par la reconnaissance ou non du Messie en la personne de Jésus-Christ. Cette divergence de vue, qui relève d'abord de la foi, peut trouver à s'alimenter dans des interprétations différentes de divers passages de l'Ancien Testament ou Tanach. Il est important de remarquer que pour les Évangiles, Jésus « n'est pas venu abolir, mais accomplir » les Écritures. Autrement dit, dans la perspective chrétienne, la première Alliance reste valable.

Le christianisme a repris, de façon plus ou moins importante selon ses courants, plusieurs éléments présents dans le judaïsme de la période suivant la destruction du second Temple, tels que :

l'adaptation de la forme du culte synagogal aux églises de paroisses, (le culte synagogal était déjà présent en Galilée) ;
l'utilisation de l'ensemble des textes bibliques, au premier rang desquels les psaumes juifs, issus du livre des Louanges ; ces textes peuvent être lus sur des cycles variables, pouvant atteindre jusqu'à trois ans pour l'Église catholique ;
un sacerdoce ;
un calendrier religieux, partiellement mobile, dans lequel certains événements notables ou certains points de Foi donnent lieu à des célébrations annuelles ;
l'utilisation de chants et d'hymnes dans la prière ;
l'utilisation dans les réunions de certains mots venant de l'hébreu biblique (par exemple : Amen, Hosanna, Alleluia)

Livres saints
Les chrétiens, initialement juifs, reprirent les écrits canoniques de cette religion, en utilisant probablement la traduction grecque dite des septante. Le canon de l'Ancien Testament, fermé en réaction aux hérésies des premiers siècles, s'est élaboré peu à peu et varie entre les différents courants (catholicisme, protestantisme, ...). Ils y adjoignirent très vite les livres dits du Nouveau Testament en relation avec la vie et la tradition de Jésus. Le christianisme se développa également à partir d'un milieu juif héllénisé et l'évolution de la doctrine montre une notable influence de Plotin, philosophe néo-platonicien, ainsi que de Philon, exégète et philosophe juif.

En 2001, Daniel Boyarin, professeur d'Études talmudiques à l'université de Berkeley (Californie) et grand admirateur de Paul de Tarse écrit :

« Judaïsmes et christianismes [du premier siècle] demeurèrent entremêlés bien au-delà de la première partie du second siècle et ce jusqu'à ce que le judaïsme rabbinique, dans sa tentative nativiste de se couper de sa propre histoire avec la théologie du logos chrétien, se mit à s'imaginer lui-même comme une communauté pure de tout hellénisme. »



Extensions : Les chrétiens
les branches du christianisme et celles du Christianisme Primitif

Le Christianisme primitif (avant le schisme de 1054)
Le catholicisme romain,né du schisme de 1054:
Église catholique romaine;
Églises catholiques orientales.
Le catholicisme non-romain:
Gallicanisme;
Église vieille-catholique;
Église Catholique libérale
Fraternité sacerdotale Saint-Pie X.
L'orthodoxie ou Églises orthodoxes:
Églises des deux conciles;
Églises des trois conciles;
Églises des sept conciles né du schisme de 1054.
Le protestantisme, né de la Réforme du XVIe siècle:
Églises luthériennes;
Communion anglicane;
Églises évangéliques.
le mouvement apostolique, né au début du XIXe siècle:
Église catholique-apostolique;
Église néo-apostolique;
Union des Communautés Apostoliques.
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# Posted on Friday, 05 August 2005 at 12:34 PM

Le bouddhisme:

Le bouddhisme:
Définition
Le bouddhisme de Çâkya-mouni
(d'après Charles Renouvier, historien des idées, 1815-1903))
Au point de vue philosophique de l'histoire, ainsi que de l'esprit des religions comparées, il est facile de séparer l'étude du bouddhisme d'avec les questions, restées douteuses pour la critique, touchant l'origine, le développement et les principaux rapports des croyances rattachées au nom de Çâkya-mouni, le Bouddha, révélateur de la voie de salut pour les hommes. On peut en effet poser les points suivants comme certains, dont l'importance dépasse infiniment celle des problèmes plus particuliers de chronologie, de géographie et d'histoire sur lesquels diffèrent les orientalistes.

1° Le bouddhisme est né dans l'Inde; il est postérieur au brahmanisme, ce qui ne veut pas dire à toutes les sectes nées dans la société brahmanique, et il a été banni de l'Inde centrale par les persécutions des brahmanes à une époque historiquement déterminée: le VIIIe siècle de notre ère, en ne tenant pas compte des restes qui ont pu s'y perpétuer jusqu'au XIIe.

2° Les livres qui composent la vaste littérature du bouddhisme et qui appartiennent aux régions de langues différentes, éloignées les unes des autres, dans lesquelles cette religion se propagea et règne encore, ces livres, y compris les plus anciens d'entre eux, dont on peut croire les sources voisines de l'époque du révélateur, mêlent constamment ce qu'ils nous apprennent de sa vie à des légendes miraculeuses, et souvent du genre le plus extravagant, comme il convient à l'esprit indien. Ils ne laissent pas de se rencontrer sur des traits d'un genre entièrement humain et positif, dont le contraste avec le caractère merveilleux des circonstances imaginaires, ajoutées par la foi dans le miracle, assure la crédibilité. Le miracle accompagne partout les origines religieuses, mais nulle part il n'est aussi facile à séparer que dans le bouddhisme de la détermination strictement humaine du personnage autour duquel s'est formée la légende.

3 Ce caractère du bouddhisme, à son origine, s'est conservé dans la suite de son histoire. Le Bouddha n'a jamais été tenu pour Dieu, ni pour un dieu, mais toujours pour un homme; et quand les bouddhistes ont admis l'existence de plusieurs Bouddhas, — de Bouddhas innombrables, comme ils l'ont fait, — ou quand Çakya lui-même a cru peut-être à des prédécesseurs et à des successeurs semblables à lui, au cours des révolutions du monde, ces Bouddhas ont été réputés de nature humaine, encore bien que supérieurs de toute manière, en dignité et en pouvoir, aux dieux du panthéon védique et brahmanique. Il serait difficile de rapporter de pareilles croyances à une doctrine religieuse qui ne devrait pas son origine à un révélateur, à un homme de l'histoire. Rien n'était plus contraire à la fiction brahmanique des incarnations de leurs dieux comme agents de salut: procédé habituel dans l'Inde, en dehors du bouddhisme, et qui a été appliqué au Bouddha lui-même par l'esprit éclectique de certains Pouranas.

4° Le bouddhisme a annoncé l'abolition des castes, non cependant dans l'ordre politique. Il n'a pas laissé, presque partout où il a régné et duré, d'atteindre ce résultat par voie indirecte, de la même façon que le christianisme a favorisé l'affranchissement des esclaves sans condamner l'esclavage. Il l'a obtenu tout d'abord dans la religion, en appelant les hommes de toute naissance et de toute profession à la parfaite connaissance et à la pratique de l'unum necessarium pour le salut. Cette formule qui est bouddhique: «Ma loi est une loi de grâce pour tous» déclarait l'affranchissement de l'esprit par rapport aux privilèges des brahmanes, à leur monopole de la science, et aux cultes qu'ils prescrivaient au nom de la religion védique.

5° La science du salut, dans le bouddhisme, n'a peut-être pas différé beaucoup, pour un philosophe, de celle qu'enseignaient les brahmanes de l'école Sankhya, ou du moins la divergence ne portait que sur le problème métaphysique de la réalité et de l'éternité de la nature, de l'existence des kalpas, de la permanence nécessaire de l'âme. Mais cette science mise à la portée de tous devenait un principe de religion nouvelle dès qu'elle se formulait en termes simples et clairs, et que, sans protester contre le principal fondement des croyances populaires, elle remplaçait la loi et le culte par une foi et des observances morales profondément distinctes de celles de la tradition. Ces termes simples et clairs sont ceux des «quatre vérités sublimes», unanimement regardées comme l'expression la plus ancienne de la foi bouddhiste.

6 Le renoncement absolu et ce qu'on peut nommer aussi la charité absolue, c'est-à-dire l'absence d'irritation et de réaction contre la douleur qui nous vient d'autrui, sont les préceptes moraux rattachés à cette science. Là, comme dans la grande religion occidentale, les préceptes deviennent en peu de temps un pur idéal pour les personnes qui n'ayant pas en eux la force de la sainteté, s'arrêtent à la simple condition de croyants et de fidèles, et font ce qu'ils peuvent, beaucoup moins que ce qu'ils pourraient, le plus souvent.

7 Quand le renoncement est vraiment absolu, c'est-à-dire quand il est porté jusqu'à la croyance et à la pratique, autant que possible, de l'évanouissement de l'existence consciente, on a le nirvana, qui est l'accomplissement de la doctrine tant théorique que pratique du bouddhisme. L'interprétation de cet état est la vraie source de la métaphysique des sectes spéculatives issues de cette religion, parce qu'elle tient essentiellement à l'idée qu'on se fait de la nature ou réelle ou illusoire des phénomènes, et de l'âme qui en est la spectatrice.»
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# Posted on Friday, 05 August 2005 at 12:39 PM

Le Tao/ le Yin et le Yang:

Le Tao/ le Yin et le Yang:
La théorie du yin et du yang

Deux modalités d'expression du monde vivant, qui s'engendrent et se dynamisent. A la fois complémentaires et antithétiques, ces deux principes peuvent être considérés, bien que ce point de vue soit très réducteur, comme un système de classification de toutes choses, allant du plus matérialisé à l'indicible, dans un ordre non exhaustif.
Exemple : Au YIN correspond la Terre, la Lune, le Froid, le Sombre, la Nuit, la Lenteur, le Statique, la Femme, le Nord, l'Ouest. Au YANG correspond le Ciel, le Soleil, la Chaleur, la Lumière, le Jour, la Rapidité, le Dynamisme, l'Homme, le Sud, l'Est.
En médecine chinoise classique, on tiendra toujours compte de ces deux principes dans leur fonction jumelée d'engendrement, d'opposition et d'évolution de l'un par l'autre dans un rythme de croissance et décroissance : passage du jour et de la nuit, du froid au chaud, de la surface à la profondeur.
LA THEORIE DES 5 MOUVEMENTS Présente une organisation des manifestations terrestres liées aux influences du ciel, c'est à dire les saisons et leurs climats, leurs productions et transformations.

LES 4 ORIENTS COMME LES 4 SAISONS PERMETTENT AU YIN-YANG D'OPERER Avec le printemps qui correspond chez l'homme à la Naissance. A l'aube, le Vent d'Est chantonne sur la 3ème note JIAO, dans les branches des arbres. Il s'agira pour la nature, de la germination et de la croissance du Bois et des végétaux, avec l'apparition de la couleur verte, l'air sera tiède et venteux. L'été, qui correspond chez l'homme à la Croissance, sera représenté dans la nature par Un vent Chaud venant du Sud. La 4ème note ZHI résonnera tout le jour dans un ciel de feu, alors que la végétation se parera de fleurs rouges. L'automne correspond pour l'homme au déclin de sa vie. Au crépuscule, un vent frais et sec, vient de l'Ouest pour dessiquer et faire tomber les feuilles des arbres, les souffles de l'énergie font résonner la 2ème note SHANG. Le métal blanc de la faucille coupe les gerbes d'épis murs. En hiver, qui correspond chez l'homme à la mutation, ( il n'est jamais question de mort pour les chinois, mais plutôt d'un retour aux 10.000 ETRES-façon de comptabiliser l'humanité-). La nuit, le Vent du Nord fait entendre la 5ème note YU, le froid saisit la nature, les animaux hibernent, les graines sont enfouies dans l'obscurité au plus profond de la terre, dans l'attente du renouveau du printemps qui fera rejaillir les manifestations extérieures de la vie. Cette présentation poétique rend bien compte de la qualité d'observation du quotidien. Comme les saisons sont les produits de la rencontre du Ciel et de la Terre, la rencontre du souffle essentiel qui monte de la terre, avec celle de l'esprit qui descend du ciel va permettre l'animation des êtres vivants par des mouvements et des échanges, utilisés en permanence dans la médecine chinoise classique, grâce à l'intervention d'un cinquième "larron" : la notion de vide médian sans lequel aucun mouvement, aucune transformation ne peuvent se faire. Ce 5ème élément qui vient s'immiscer entre chaque saison et plus particulièrement en fin d'été est aussi appelé été prolongé (SHANG XIA)-C'est notre "été indien". Il joue un rôle primordial dans l'équilibre de la vie humaine. La 5ème saison est propice à la réflexion, l'humidité de l'air est embaumé du doux parfum de la fleur de jujube, elle favorise la transformation de toute chose, au rythme de la 1ère note GONG.


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SELON LA PHILOSOPHIE TAOISTE

Longévité et Santé sont deux notions inséparables. Personne ne souhaite vivre trop longtemps si c'est pour endurer la souffrance et la maladie. Une longue vie n'a d'intérêt que si nous jouissons jusqu'au bout de toutes nos facultés. Notre bien-être et notre dignité sont alors préservés.
Le Taoïsme est l'une des 3 grandes écoles philosophiques qui imprègnent la pensée et la culture chinoise traditionnelle, les deux autres étant le Confucianisme et le Bouddhisme.
" Nourrir la Vie ", c'est savoir comment entretenir sa santé et vivre mieux plus longtemps.



" De la pureté naturelle dans la haute antiquité "

(Extrait du 1er chapitre du NEI JING SU WEN, un Texte Classique publié en Chine il y a environ 2.500 ans)


Il y eut jadis un Empereur appelé HUANG DI. Perspicace dès la naissance, disert dès le jeune âge, il fut sage dès l'adolescence, grandit en droiture et en finesse, puis, ayant achevé sa tâche, il monta au ciel.
Il dit au Maître Céleste QI BO (l'un de ses conseillers) : " On m'a rapporté que, dans la haute antiquité, on vivait centenaire sans que l'activité faiblisse. Les gens d'à présent sont déjà affaiblis à 50 ans. Est-ce par suite d'un changement d'époque ou par la faute des hommes ? "
QI BO répondit : " Obéissant au TAO, les anciens se modelaient sur le YIN-YANG et se conformaient aux Nombres (Lois cosmiques). Ils étaient modérés dans leur alimentation et réglés dans leurs activités. Ils évitaient le surmenage, se gardaient de détériorer leur corps et leur esprit, se permettant ainsi de vivre un siècle.
Les gens d'à présent n'agissent plus de même, ils se gavent d'alcool, sont téméraires et luxurieux. Les passions épuisent leur essence (JING) et dilapident leur souffle (QI) naturel. Insatiables et inconsidérés, ils se livrent à leurs penchants, vont à l'encontre des vraies joies de la vie, s'agitent sans mesure et se fatiguent prématurément.
Les sages de la haute antiquité apprenaient à chacun à éviter à temps les " influx néfastes et les vents nocifs " (les causes externes des maladies) et à maintenir par le calme et la concentration leur souffle naturel dans la docilité, à bien contenir leur esprit à l'intérieur, de telle sorte que les maladies soient sans prise. Grâce à la restriction des appétits et à la contention des vélléités, le coeur demeure paisible et sans émoi, le corps travaille sans s'épuiser, le souffle (l'énergie vitale) suit un cours régulier et chacun d'eux est satisfait.
Appréciant leur nourriture, contents de leurs vêtements, joyeux dans leur modeste condition, sans envie pour de plus hautes conditions, les gens étaient ce qu'on appelle "'simples'". Aucune cupidité ne ternissait leur regard, aucun dérèglement n'atteignait leur coeur. Gens ordinaires ou savants, sages ou non, tous ignoraient les émois car ils se conformaient au TAO. Ils atteignaient 100 ans sans que leur activité se lasse car leur vertu était sans défaillance ".
D'après la traduction française de Monsieur HUSSON.

" Dans les temps anciens, ceux qui comprirent les commandements du tao se modelérent eux mêmes selon le yin et le yang, ils vécurent ainsi en harmonie avec les arts et la divinité ... "



Voila quelques pensées intéressantes, pour bien vous faire entrée dans l'univers du tao.

Le chemin du dévellopement de soi correspond au TAO. Sur ce chemin, la découverte de l'intériorisation propre, l'analyse du WU WEI, "le non agir", joue un rôle trés important. Bien sur ce n'est pas de la passivité, mais au contraire la découverte des phénoménes naturelles et la pratique d'un non affrontement avec c'est événements. Dans cette incessante activité de l'aller et du devenir du TAO se trouvent ses 2 pôles le Yin et le Yang : "pousser comme le bambou, droit vers le ciel, et s'incliner quand le vent souffle , mais ne jamais s'opposer à lui.". Voila quelque chose qui est bon a repenser souvent dans sa tête, personnellement c'est un de mes leit-motiv perso préféré. A cela on pourait rajouter, qu'il est bon parfois de se résigner devant l'éternelle harmonie du mouvement et de la quiétude.

Pour résumer le mouvement philosophique, voici son histoire quelqu peu écourtée. Trois moines chinois constitue la source de pensée du mouvement philosophique :LAO TSE, TIEN CHE et CHAN TSE. LAO TSE est le plus connue grâce à son livre "TAOTEJING", qui renferme l'essence même de l'enseignement taoïste. Si vous pouvez lire des traductions, n'hésitez pas c'est fabuleux. Le taoïsme laisse faire l'homme dans la nature et vivre en harmonie avec elle. La philosophie permet de mettre en valeur les éléments de base de la pensée médicale chinoise. Tout d'abord, elle a une conception positive de la nature, elle réfléchie aux transformations universelles et aux mouvements incessants des choses, à la vie ou à la mort, à ce qui est matérel ou ce qui ne l'est pas . L'univers n'a pas de début ni de fin, il est infinie dans le temps et dans l'espace , d'aprés les taoïstes. Bien sur cela n'est pas une explication scientifique de l'univers mais un état de pensée pour vivre au mieux avec celui ci, nuanc. Pareil pour ce qui suit ce n'est pas l'esplication du monde mais comment le voir différament. Bref le principe est un principe d'ordre, le grand tout, le tao, le gouverneur universel, une tendance palpable. La norme inhérente à l'univers est la vie de changement qui régit les transformations, c'est une grande matrice qui contient et pénétre tout les objets et les phénoménes; c'est une harmonie réguliére , tel est le tao, même s'il y a embiguité dans certains vers du TAOTEJING "le TAO que l'on nomme n'est pas le vrai TAO". La nature selon le TAO est un systéme autonome , un assemblage qui part d'une autorégulation constante. Dans un deuxiéme temps, le TAO est une conception de la pratique et et de la théorie de la connaissance, car il existe une prépondérence du mouvement et du changement. Le sytéme taoïste est trés sceptique à l'égard de la connaissance acquise par la discussion. Laction et la connaissance taoïste vient plus de l'esprit vide et de la contemplation méditée. D'ou le WU WEI, "non agir", qui est à la fois un moyen de connaissance et un moyen d'action. D'ou le fait qu'on apprend plus de chose en regardant un superbe paysage et en se posant des questions, qu'en parole inutile. C'est pourquoi LAO TSE a dit : "le silence et la non action peuvent faire connaitre à l'homme leur extraordinaire efficacité". Pour conclure on peut dire que c'est une philosophie naturaliste qui joue un rôle positif dans les débuts historiques des sciences chinoises et qui élabore une conception naturelle du monde, conception par ailleurs dualiste qui domine tout l'univers. C'est d'elle et de son époque que part les notios des 5 mouvements et celle du YIN et YANG.
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# Posted on Friday, 05 August 2005 at 12:45 PM